🇬đŸ‡č J190 & 191 : Ascension des volcans Acatenango et Fuego

Encore une expérience inoubliable : monter sur un volcan (actif cette fois) et observer les éruptions de lave de prÚs !

Le volcan Fuego de nuit, en pleine Ă©ruption

Tout commence à Tulum, 20 jours plus tÎt, en rencontrant Mimi, Diego, leur chien et leurs vélos. On partage nos expériences et bon-plans respectifs et ils nous parlent du volcan Fuego comme étant un incontournable du Guatemala

Puis on se rend compte que nos copains Sophie et LĂ©on viennent de le faire !
Bref, quelques coĂŻncidences plus tard, il est clairement temps de se pencher sur la question : on Ă©conomise par-ci par-lĂ  des jours sur le planning et on rĂ©serve via une agence super rĂ©putĂ©e (Soy Tour) pour une expĂ©dition en 2 jours (comprenant donc une nuit en camping en haut du volcan Acatenango), avec nos copains Jack et Emma (de Key Caulker et de l’ATM Cave).
Eh oui, Ă  quelques variations prĂšs, on fait finalement tous les mĂȘmes Ă©tapes !

Le jour J, dĂ©part Ă  7h30 de l’hĂŽtel, avec nos gros sacs-Ă -dos, mais en ayant laissĂ© en consigne Ă  l’hĂŽtel la plupart du contenu. Chaussures de marche aux pieds, assez de couches de vĂȘtements pour rĂ©sister Ă  un froid polaire, 4L d’eau dans le sac, on se sent presque sur-Ă©quipĂ©s !
Il nous manque juste un vrai petit-dùj, mais pour ça il aurait fallu se lever plus tît, tout est une question de choix


Notre groupe est composĂ© de 24 personnes et 4 guides, tous d’environ notre Ăąge. AprĂšs un peu de route et un briefing, on se met enfin en marche.
DĂ©part Ă  10h du pied du volcan Acatenango (Ă  environ 2200m d’altitude), arrivĂ©e Ă  14h30 au campement Ă  3650m d’altitude. La montĂ©e est rude : la pente est trĂšs raide et le sol est glissant, une sorte de sable de roche volcanique

Aux 3/4 de la montĂ©e, je commence Ă  ressentir les premiers signes du mal d’altitude, alors je ralentis le rythme, rien ne sert de forcer dans ce cas-lĂ , ça ne ferait qu’empirer.
Une fois au camp, on a une vue imprenable sur le Volcan Fuego, juste en face, qui nous fait un vĂ©ritable spectacle d’explosions, de fumĂ©e et on distingue mĂȘme quelques projections de lave qui retombent avec fracas sur les flancs du volcan


Volcan Fuego vu depuis le volcan Acatenango

AprĂšs 2h pour souffler, les plus motivĂ©s peuvent se remettre en marche pour traverser le col jusqu’au volcan Fuego, ce qui implique 1h30 de marche, redescendre puis remonter environ 350m de dĂ©nivelé  Tout ça, dans chaque sens !
Avec Margaux, on est chauds, mais on peine Ă  motiver le reste du groupe. Finalement, un jeune dotĂ© d’un peu de bon-sens se rend compte que l’occasion est unique et nous accompagne.

Le point de vue du Volcan Fuego

La traversĂ©e est Ă©prouvante, mais la rĂ©compense vaut largement de souffrir un peu : on arrive au coucher du soleil sur une crĂȘte rocheuse Ă  flanc de volcan, Ă  quelques centaine de mĂštres seulement des coulĂ©es de lave, et le spectacle nocturne est absolument incroyable. Fuego est en forme et nous offre un vĂ©ritable feu d’artifice. Toutes les 5 minutes environ, un nouveau jaillissement de lave, accompagnĂ© de nos acclamations enjouĂ©es. Tout autour de nous dans les vallĂ©es voisines des orages Ă©clatent et les Ă©clairs rĂ©pondent au volcan. MĂȘme notre guide Ă  l’air de prendre son pied !

En fait, on n’a pas affaire ici Ă  des coulĂ©es de lave visqueuse, comme je l’imaginais (et comme les photos en pose longue peuvent laisser croire) : ici, chaque Ă©ruption projette de la roche en fusion Ă  plusieurs dizaines de mĂštres de haut, qui en retombant s’éclate en une multitude cailloux rouges qui roulent le long de la pente et s’éteignent au bout d’une petite minute.

AprÚs une heure à admirer le spectacle depuis notre promontoire, le froid commence à se faire vif, et on rentre au campement, éclairés uniquement par nos lampes.
La fatigue commence Ă  bien se faire sentir et agrave mon mal d’altitude, je mettrait donc une bonne heure de plus que prĂ©vu pour effectuer la remontĂ©e.

Pour info, ce mal est causĂ© par la baisse de pression atmosphĂ©riques dĂ»e Ă  l’altitude. Plus on monte, moins il y a de pression, et donc moins de molĂ©cules dans un mĂȘme volume d’air. Nos poumons, qui ne changent pas de volume, ont plus de mal Ă  extraire l’oxygĂšne Ă  chaque respiration. Au bout de quelques jours, le corps s’adapte en augmentant la quantitĂ© de globules rouges pour rendre l’oxygĂ©nation plus efficace. Mais face Ă  un changement rapide d’altitude, chacun rĂ©agit diffĂ©remment. Moi, je ne fait clairement pas partie des chanceux : mal de tĂȘte, souffle trĂšs court, difficultĂ© Ă  faire un effort prolongĂ©.
On avait dĂ©jĂ  fait l’expĂ©rience au Mexique lors de l’ascension du volcan La Malinche, mais lĂ  avec la fatigue accumulĂ©e des derniĂšres nuit, ça n’arrange rien.

On arrive donc Ă  21h30 au campement, tout le monde dort dĂ©jĂ , sauf les autres guides qui nous attendent avec un repas chaud salvateur. On ne fait pas long feu et une fois l’assiette engloutie, on s’en remet aux bras de MorphĂ©e.

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Day 190 & 191 – Volcan fuego & acatenango 🌋

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Le lendemain, réveil à 3h50 pour atteindre le sommet du volcan Acatenango (celui sur lequel on dort) avant le lever du soleil.
En sortant la tĂȘte de la tente, le spectacle est formidable : la vue sur Fuego est complĂštement dĂ©gagĂ©e et ce dernier a le rĂ©veil explosif ! Presque chaque minute, il crache un jet de lave, une frĂ©quence apparemment exceptionnelle.
En croisant les voisins, on passe pour des hĂ©ros d’avoir fait la rando supplĂ©mentaire la veille, et bonne surprise : tout va mieux pour moi aprĂšs une nuit de sommeil profond, mĂȘme si elle fut relativement courte.

Il nous reste environ 400m de dĂ©nivelĂ© sableux pour atteindre le sommet du volcan, ce qui prend une bonne heure dans l’obscuritĂ©. Malheureusement, pendant cette heure, un vent glacial se lĂšve et nous apporte des nuages, si bien qu’une fois en haut on ne voit mĂȘme pas Ă  10m devant soi. C’est ratĂ© pour la vue panoramique sur les volcans environnants et le lac AtitlĂĄn ! Mais il parrait que par temps clair, on aperçoit mĂȘme l’ocĂ©an pacifique

Je trouve un rocher derriĂšre lequel m’asseoir pour m’abriter du vent, en espĂ©rant une Ă©claircie, quand soudain un gros chien fait son apparition et aprĂšs quelques caresses dĂ©cide de se coucher sur mes jambes. Avec le froid glacial qui rĂšgne, un peu de chaleur est toujours bienvenue !

L’éclaircie ne vient pas et il est temps de redescendre au camp pour un petit dĂ©jeuner bien mĂ©ritĂ©. Je dĂ©loge donc Ă  regret mon chien-chaufferette et dĂ©vale la pente en dĂ©rapant sur les talons.
Le camp est en fait sous la chappe de nuages et on y retrouve avec joie un peu de soleil, ainsi que de délicieux pancakes tout juste cuits pour le petit déjeuner !

Au revoir Fuego !

On prend encore quelques photo devant un Fuego fumant, puis vient le moment de redescendre pour de bon, ce qui ne nous prendra que 2h15 ! Et encore, en discutant de bon train, chose impensable à la montée !

AprÚs un petit échange de contacts avec les plus sympathiques du groupe, les navettes nous ramÚnent à nos hÎtels respectifs. On récupÚre nos affaires, on refait nos sac et on file manger en vitesse, car à 14h, on a réservé un mini-bus pour San Pedro, au bord du lac Atitlån !


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3 commentaires sur “🇬đŸ‡č J190 & 191 : Ascension des volcans Acatenango et Fuego”

  1. Mais vous ĂȘtes vraiment des hĂ©ros ! Comme ça a l’air trop bien cette rando 🙂 Dommage que vous n’ayez pas eu plus de chance avec le temps, mais dĂ©jĂ  ce que j’ai lu a l’air exceptionnel. Merci de nous faire rĂȘver 😊

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